Celui qui souffre ne se paie pas le luxe d'être celui qui a mal

"Parfois tu es si focalisé sur tes propres problèmes que tu ne fais plus attention à personne"
2:37

Quelles futilités nous rendent tellement arrogants qu'on en oublie de penser aux autres ? Soyons franc, cette réflexion ne m'est pas venue par hasard. Je viens de regarder le film 2:37. Ce film raconte une journée normale dans un lycée normal. Et alors, quoi de plus banal ? Me direz vous. Et bien dans cette journée une personne va se suicider. Nous suivons donc ces jeunes, tous plus ou moins cabossés par la vie. L'un d'entre eux est handicapé, il subit sans arrêt les brimades de ses camarades, l'autre est gay et est sorti du placard depuis peu. Il doit également faire face aux railleries de ses collègues. Il y a aussi cet autre qui joue du piano et qui pleurniche pour une note excellente qui est pourtant trop basse selon lui et sa s½ur qui découvre qu'elle est enceinte, Il y a enfin tous ces garçons et ces filles, un peu superficielle, jouant aux jeux de la drague, des rencontres et trahison et puis il y a cette question.

Lequel d'entre eux va-t-il mettre fin à ces jours ? Tous le film nous ballotte entre les problème des uns et des autres pour qu'enfin au final, la suicidée ne soit pas du tout celle qu'on pouvait attendre. Elle paraissait une fille banale, heureuse, sans plus. Elle travaillait bien, elle faisait de la musique aussi. Elle était de loin la plus gentille et attentionnée. C'est elle qui demandait aux autres si ils se sentaient bien alors que c'est elle qui crevait en silence. Car personne ne se sera rendu compte de sa détresse, occupé qu'ils étaient par leurs propres problèmes.

Si cette histoire me touche tellement c'est peut-être parce qu'elle me rappelle le suicide d'une élève de mon gymnase l'année dernière et cette sorte d'hypocrisie dans les faits qui avaient suivi. Je m'imagine qu'elle avait du ressentir le même vide que l'héroïne du film. Elle ne montrait pas sa souffrance et gardait le sourire. Peut-être avait-elle appelé à l'aide quelques fois mais personne n'avait répondu. Personne n'avait vu et tout le monde s'était mis par lâcheté à l'aimer après sa mort. Combien avaient collé des c½urs et des messages d'amour sur son casiers, combien d'entre eux étaient sincère ? Combien de ces messages étaient-ils là pour atténuer la culpabilité de leurs auteurs ? Cette culpabilité qui nous envahit quand on réalise enfin à quelle point on a été égoïste nous fait tellement mal. Parfois au lieu de se plaindre il faudrait mieux écouter ceux qui se taisent et apprendre à connaître ceux qui nous entoure plus profondément.

Peace

# Posté le lundi 15 juin 2009 17:09

Soyez originaux, révoltez vous !

Il y a 20 ans dans les lycées, les collèges et les universités il était de bon ton d'avoir l'esprit critique. L'utopie faisait partie de la vie et on s'imaginait qu'on pourrait changer le monde et le faire un peu plus juste. L'adolescence était l'âge de la révolte, serte un peu démesurée souvent mais elle avait le mérite d'exister. Aujourd'hui et je le constate tous les jours dans mon gymnase, il est plutôt de bon ton d'être dans la norme. Ne pas sortir du lot, s'intéresser à Paris Hilton et faire attention à sa ligne. Les jeunes s'enferment dans des schémas pré-établis. Fille et fils à papa sont les rois de la piste et gueulent contre les "YO" qui foutent la merde dans leurs vies bien rangées tandis que les petits révoltés portent des converses et croient être intéressant en revendiquant ouvertement leur je-m'en-foutisme pour un monde qu'ils croient de toute façon voué à la destruction et à l'injustice.

La jeunesse d'aujourd'hui ne semble plus connaître ces simples mots que sont l'espoir et le besoin de justice. Évolution semble un mot hors de propos et Révolution semble aussi incongrue qu'un poisson rouge en mer du nord. Pourtant je vous jure la jeunesse est l'âge auquel on se révolte. Celui où on a des idéaux et des envies. On ne veut pas être conforme parce que c'est l'âge auquel on a la force et pas encore la sagesse. En principe cela se passait comme ça mais aujourd'hui apparemment les jeunes sont vieux dans leur tête et se laisse avoir par la simplicité de consommer comme des porcs et croient se donner bonne conscience en signant des pétitions sur facebook.

Alors, toi jeune un peu pommé qui ne pense plus, réveille toi ! Ose t'exprimer ! Crie un peu tes envies ! Le monde nous appartient, c'est nos parents qui nous l'empruntent ! Ne l' oublie pas ! Et n'essaie plus d'être original avec ta couleur de cheveux ou ton dernier jean slim qui te descend jusqu'au cul ! SOIS ORIGINAL, REVOLUTIONNE TOI !!!!
Soyez originaux, révoltez vous !

# Posté le dimanche 19 avril 2009 12:00

Modifié le lundi 20 avril 2009 15:23

Objection à l'objectif croissance

Objection à l'objectif croissance
Suis-je meilleur que mon voisin car je possède plus que lui ? Aurais-je plus de succès auprès de la gente féminine si je m'achetais tel ou tel parfum ? Serais-je plus heureux si j'avais un 4x4 à la place de mon vélo ? Si je me réfère aux publicités que je vois tous les jours en chemin pour le gymnase : Oui ! Mais si je me réfère aux données sur la consommation d'antidépresseurs dans les pays riches, je me dis que décidément, la course à l'accumulation de biens, si elle est bonne pour la croissance de mon pays, ne l'est pas pour ma santé mentale.

Se basant en partie sur cette constatation, l'idée selon laquelle la croissance, et donc la consommation, n'est pas une solution durable pour l'homme fait son chemin depuis les années septante.
Les objecteurs de croissance, comme on les appelle parfois, désignent cet ensemble d'économistes et de militants qui jugent le système économique actuel inadapté car il ne prend en compte ni l'impact écologique de la croissance ni son influence sur le bien-être humain. Leur raisonnement est simple mais pas dénué de bon sens : la consommation engendre l'utilisation de matière première et d'énergie ainsi que de la pollution. Pourquoi donc consommer toujours plus alors que nous savons que nos ressources sont limitées et que la majorité de ce qui est consommé l'est sans utilité ?

Face à ce constat, les objecteurs de croissance proposent une solution applicable par tous : la simplicité volontaire. Rien de bien sorcier ne se cache derrière ces mots. Il s'agit simplement de faire le choix de ne pas avoir comme unique valeur celle de la société de consommation. C'est à dire, ne pas seulement se poser la question du coût d'un bien ou d'un service mais aussi celle de son coût écologique et humain, ainsi que de son intérêt fondamental pour soi. En d'autres termes, il s'agit de réfléchir, de ne pas se laisser tenter par les biens que la publicité voudrait nous montrer comme indispensables et de se rendre compte que notre épanouissement n'est pas une question de possession. Ceci permettrait de réduire nôtre emprunte écologique et nous donnerait la possibilité de ne pas surcharger la planète ; il nous faudrait en effet trois planètes pour que l'humanité entière vive sur le mode européen.

Ce raisonnement posé sur le papier semble limpide mais pourtant, dès qu'il y a une crise, la classe politique ne jure que par les points de croissance et la relance de la consommation. Ne devrait-on pas utiliser la crise actuelle pour essayer un autre système économique plus respectueux de notre planète et de l'humain ?

# Posté le lundi 13 avril 2009 12:59